5.6.1
A l'exception de quelques documentaires traitant de l'agriculture ou de l'hygiène réalisée par des Français sous la colonisation, puis par des burkinabé après l'indépendance, rien ne laissait présager que Ouagadougou devrait deviendrait un des pôles mondiaux du cinéma.
Pays pauvres, le Burkina Faso n'avait guère d'illusions à entretenir dans ce domaine : le septième art représente une grosse industrie nécessitant des moyens financiers colossaux. Par ailleurs au lendemain de l'indépendance de la Haute-Volta de l'époque ne semblait guère recéder une pépinière de futurs cinéastes, à la différence du Sénégal, par exemple, ou des réalisateurs comme Sembène Ousmane semblait le faisait des débuts prometteurs.
Dès 1963, ce dernier avait connu un certain succès au festival de tour avec son court-métrage. Trois ans après y récidiver en réalisant le premier long-métrage africain et en 68 son film le mandat a été primé au festival de Venise.
Au Burkina Faso, à la même époque, le ministère de l'information, manquant de réalisateurs nationaux, du faire appel à des cinéastes français pour analyser les documentaires didactiques. Mais un événement important intervient en février 1969 et va changer profondément le cours des choses : la création du premier festival panafricain du cinéma de Ouagadougou le FESPACO.
Celui-ci, très modeste, permet le démarrage ; il accueille les représentants de quatre pays africains, 15 films et 10 000 spectateurs enthousiasment. Ces premiers résultats ne découragent pas les organisateurs qui provoquent programme auront un deuxième festival pour l'année suivante et continueront sur eux sur cette lancée jusqu'à nos jours. Cette manifestation, devenu biennal, projette une centaine de films provenant de toute l'Afrique et organise des colloques et un marché du film.
L'année 1970 représente un nouveau tournant pour le cinéma en Haute-Volta Burkina Faso : le pays nationalise son exploitation cinématographique à Ouagadougou et à bobo d'une façon, monopolisé par les grandes sociétés de distribution française. Pour gérer ces salles ont créé la société nationale voltaïque du cinéma, qui va pouvoir tripler en multipliant le nombre de salles dans le pays et en créant un fonds alimenté par les recettes, à pouvoir financer des films de ses nationaux.
Un moment boycotté par les distributeurs, la Haute-Volta obtient ensuite un arrangement à l'amiable et peut à nouveau projeter des films venus de l'étranger, tout en être tout en restant maîtresse de son exploitation en salle. La victoire de la Haute-Volta a eu un grand retentissement dans toute l'Afrique éprouve aucune prise de conscience et aux responsables des différents pays, sous sud de décoloniser les écrans africains.
Dans les années qui suivent, des réunions ont lieu entre gouvernement des membres de l'OCAM et aboutisse à la création du CIDC consortium inter africains de distribution cinématographique, dont le but est justement de reprendre en main l'importation de films et les raisons distribution en Afrique.
De même un organisme panafricain chargé de produire les films du cinéaste africain est projeté et leurs sièges sociaux seront implantés dans la capitale.
Années d'effervescence dans le monde du cinéma africain, 1970 voient également la profession ont commencé à se structurer par la création de la F. E. P.A.C.I fédération panafricaines des cinéastes, qui réunit 33 pays et entend protéger le cinéma nationaux naissants.
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